28 Mar 20

Le retour du printemps…

Comme toujours, le nettoyage des balcons signe l’arrivée du printemps.. A moins que ça ne soit le contraire. J’aime bien quand mes balcons sont bien propres et bien rangés.. Ça ne dure qu’un temps évidemment mais ça fait du bien. En hiver, l’entretien des balcons suit mon moral : Néant.

Demain, je m’attaque aux semis de tomates et de fleurs. Me restera à nettoyer les pots et les tuteurs qui accueilleront tout ça. Les tulipes achetées à la foire aux plantes fin 2019 sont en fleurs, violet et jaune bien pétant. Les clématites sont déjà reparties.

Nous vivons une époque curieuse… Presque la moitié de la population mondiale confinée chez elle. Certains depuis 2 mois. Nous depuis 15 jours et ayant rempilés pour encore 2 semaines. Le silence et le calme dans la ville. Les oiseaux qu’on entend chanter au loin. Les rues vides. Les magasins fermés. La diminution de la pollution. Devoir travailler autrement, pour ceux qui peuvent encore travailler. Devoir risquer sa vie et celles de ses proches pour travailler, pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler. La suspicion des gens si on tousse, renifle ou simplement s’ils croisent quelqu’un. Certains sont en prison. Ils ont l’habitude me direz-vous. Les voilà privés de visites, d’activités, de sorties. Ils reçoivent des recommandations qu’on ne leur permet pas de respecter correctement. Les SDF qui se font verbaliser parce qu’ils n’ont pas d’attestation. Qui ne doivent plus avoir leur petite pièce pour manger, pour boire, pour nourrir leur chien. Les restos du cœur qui se sont fait cambrioler. On leur a volé de la nourriture. Les soignants qui se font cambrioler. On leur vole leurs masques. Les personnes qui ne respectent pas le confinement. Égoïstes. Le racisme -euphémisme-, au début (encore maintenant ?) vis-à-vis des chinois et certainement des asiatiques de manière générale parce que l’épidémie a commencé en Chine. La peur des gens, qui en arrivent à demander aux soignants d’aller vivre ailleurs. Le monde est fou. Les applaudissements à 20h. Malsain. Hypocrite ? Pas convaincue. Les petites entreprises qui souffrent et qu’on aimerait soutenir. Mais qu’on ne veut pas exposer. Mais qu’on veut soutenir. Dilemme. Les discours du leader suprême et de ses sbires. Nous sommes en guerre, a-t-il dit. Le ciel bleu, le soleil, la douceur, la nature. Frustrant. Mais, malgré tout, agréable. Ça fait du bien au moral malmené. On en profite à la fenêtre, sur les balcons, dans son jardin. Un peu comme les chats qui se vautrent dans les rayons de soleil. On plaint ceux qui n’ont pas ça. Ceux qui vivent mal la solitude et l’enfermement. Ceux qui souffrent. Ceux qui sont isolés. Ceux qui ne sont pas en sécurité. On se dit qu’on a de la chance. Qu’on est deux. Qu’on a les chats. Qu’on a de la place. Qu’on peut aller au balcon ou même dans la cour. Qu’on peut télétravailler. Qu’on a les moyens de faire quelques réserves pour limiter les sorties. On se demande comment sera l’après. L’après confinement. Comme quand quelqu’un meurt, on se demande comment la vie pourrait reprendre son cours normal ensuite. On se dit que c’est l’occasion d’une prise de conscience, d’un changement de paradigme. On se doute bien que non mais.. On espère un peu quand même.

Drôle d’époque. Étrange. Flottante. Entre-deux.

Bref, semis, nettoyage des pots et des tuteurs.

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