Portugal 2017

Galerie cimetière de Lisbonne
Galerie fujiroïde Portugal

Cette année, on a décidé de partir au Portugal. Perspective de voir des vieilles pierres et de beaux paysages, de ce côté nous n’avons pas été déçus ! Chose inhabituelle, nous rejoignons mon père et nous serons donc équipés de 4 roues et d’un moteur, ce qui change pas mal la manière de voyager pour nous qui sommes plutôt à pieds ou en transport en commun.

Itinéraire classique : Porto, Coïmbra et Lisbonne. Quelques digressions en cours de route.

Jour 1 : Nous sommes arrivés à Porto la veille, pick-up par le père à l’aéroport, royal ! On ira se balader en ville, découvrir un peu Porto et ses merveilles à grands coups d’azulejos (que nous appellerons « carrelage » pour des raisons évidentes) Passage par l’église Saint Ildefonso (magnifique, proto-baroque), São Francisco (gothique à l’extérieur, rococo à l’intérieur, photo interdite) L’intérieur de cette dernière est vraiment très chargé. Parait qu’il y a 500kg d’or sur les murs. Un tour par les quais Ribeira, un peu décevant ou alors nous sommes passés à côté.. Je m’attendais à plus de couleurs, plus de Porto, moins de touristes peut-être.. On décide de grimper -en funiculaire, restons sérieux- sur le pont Dom-Luis, construit par un disciple de G. Eiffel. Impressionnant que ce soit vu d’en haut ou d’en bas. On verra au passage deux-trois trucs.. La librairie Lello, une des plus belles du monde, celle qui aurait inspiré Mme Harry Potter (vu que de l’extérieur), une petite épicerie dont la devanture est d’inspiration art Nouveau, rue Formosa. Le célèbre café Majestic, rua Santa Catarina, art Nouveau lui aussi. Presqu’en face, la Fnac (ouioui) avec une horloge et des petits personnages qui s’agitent sur des mélodies extravagantes.

Jour 2 : On se barre ! Vers la vallée du Douro. Pas vraiment d’objectif, simplement de rejoindre la route du vin et de se balader. Nous ferons étape à Pinhao, au fin fond de la vallée, au bord du Douro pour buller un peu, voler des oranges, ce genre de choses et à Lamego où nous admirerons le sanctuaire de Nossa Senhora dos Remedios d’en bas (un seul courageux se payera la montée des 398475930 marches et nous fera un reportage détaillé). On traversera des petits villages dont les habitants ont le regard tueur (on a préféré ne pas s’arrêter, dans le doute.. ) On verra des vignes à perte de vue, on découvrira que l’arbre à la mode dans tout le Portugal est, malheureusement, l’eucalyptus. Malheureusement parce que même si ça sent bon, c’est un peu invasif. Un freinage en urgence après avoir vu un dealeur de cerises (iiiiih) au bord de la route et nous rentrons à Porto bien contents de notre journée.

Jour 3 : Direction la bibliothèque municipale de Porto, c’est le cloître qui nous intéresse et surtout, sa collection d’azulejos ! Ensuite, on part à la recherche de l’église double. Ce sont deux églises côte-à-côte. L’église du Carmel (pour les moines) et l’église des Carmélites (pour les sœurs). Séparées par une « maison » d’1m de large parce qu’il est (était ?) interdit d’avoir deux églises mitoyennes. Voilà, donc le dimanche matin, plouf, plouf c’est-ici-que-j’irai-à-la-messe-un-deux-trois ! Et là, c’est le déluge. Enfin le début. Donc on continue à se balader après avoir investi dans un parapluie. Puis on finit par être sérieusement mouillé. Même à l’intérieur des pompes !! Bref, on rentre. On ressortira lors d’une grosse accalmie pour aller faire un tour au cimetière d’Agramonte.  Comme souvent, construit après une épidémie de quelque chose, il est très paisible, verdoyant, chatoyant (= qui contient beaucoup de chats, comme chacun sait. Tellement qu’il y a même un panneau « merci de ne pas nourrir les chats ». On trouvera pourtant un sac de croquettes planqué dans une des chapelles !!), assez vieux pour qu’on puisse y trouver quelques merveilles. Les portugais ont une tradition que je n’avais jamais vu jusque là, c’est qu’ils laissent parfois les cercueils hors du sol. Dans une chapelle funéraire mais hors sol. En tout cas, le cimetière et les tombes sont très bien entretenues, on sent qu’elles sont très souvent visitées pour celles qui ont encore des parents.

Jour 4 : Départ pour Coimbre. Avant ça, nous faisons un tour par l’église de Lapa et son cimetière qui se trouve en bas de notre rue. Le temps d’entrer, de faire quelques allées et pifpafplouf il se remet à pleuvoir. Le temps d’arriver jusqu’à la voiture nous sommes de nouveau trempés jusqu’aux os. Soit, partons. Une centaine de bornes plus tard, nous arrivons donc à Coimbre. Ville universitaire, point central pour accéder à nos objectifs. Donc évidemment, on commence par la célèbre université, une des plus anciennes encore en activité en Europe. Fondée en 1290 à Lisbonne, transférée à Coimbre en 1308, retransferée à Lisbonne en 1338, elle reprend définitivement ses quartiers à Coimbre en 1537 ! Bref, Wiki pour en savoir plus sur cette unversité. Le site est majestueux, immense. Il se dégage un truc quand même. Je me dis que les étudiants là bas ont de la chance d’être sur un site pareil. Que ce soit au niveau de son histoire ou simplement des bâtiments, ils doivent sentir le poids de la tradition et de l’Histoire avec un grand H sur leurs épaules. Impressionnant. Donc visite des lieux, de la chapelle Saint Michel, de la salle des examens et de la célèbre bibliothèque Joanina dont je n’ai malheureusement pas de photos.

Jour 5 : On part voir le clou du voyage : Les monastères de Batalha et de Tomar ! Batalha, quand on arrive en ville, on ne voit que lui, il nous saute aux yeux, le monastère Santa Maria da Vitória avec son style gothique sauce art manuélin (un style dont on ignorait l’existence). Puis le couvent de l’ordre du Christ, un château fortifié transformé en couvent. Dans celui là, on aura accès à tout. Les dortoirs, le réfectoire, la cuisine, le four à pain, le stock d’huile, les parties sanitaires, tout ! Ça change des éternelles cloîtres et églises. On s’imprègne un peu mieux de l’ambiance et on imagine sans mal le nombre de personnes qui pouvaient vivre là, la vie qu’ils pouvaient avoir. C’était une bonne journée jusqu’à ce que la chariote décide de nous faire des misères, à quelques km de Coimbre heureusement. Remorquage, assurance, garage tout ça. Combien de temps serons nous coincés ?! Quel suspens ! On est censé partir pour Lisbonne dimanche, on est vendredi soir et le lendemain (on l’apprendra plus tard) est un jour particulier, 13 mai le début des apparitions de la vierge aux 3 petits bergers + le Pape en visite à Fatima, non loin de là. C’est plus ou moins férié quoi. La suite au prochain épisode !

Jour 6 : La tension est à son comble, allons nous finir notre voyage à pied ? Grâce au gérant de l’hôtel qui jouera les intermédiaires avec le mécano qui ne parle que portugais, on aura le diagnostic, le devis et la durée d’immobilisation (2 jours !!). En attendant, on va faire le tour de la ville avec nos propres pieds à nous. Rien de vraiment notable, plutôt une ambiance de vielle ville universitaire comme on peut en voir chez nous, agréable. Passage par le jardin botanique dont une grosse partie est fermée, très frustrant, le peu qu’on en voit est très alléchant ! Au retour, surprise, on nous apprend que la voiture est réparée, reste plus qu’à s’organiser pour aller la récupérer et à remercier chaleureusement le mécano qui a mis le super turbo !

Jour 7 : Nous partons donc pour Lisbonne ! Qui nous fera fuir immédiatement après avoir récupéré les clefs de notre appartement. Nous allons à Sintra qui nous fera également fuir. Là encore, je crois qu’on a loupé un truc. Déjà c’est blindé de touristes (normal), les palais ont l’air magnifique mais compliqué d’accès. Enfin, je crois qu’on n’était pas d’humeur.

Jour 8 : Tour de Bélem, imposante, les pieds dans l’eau quand la marée est haute. Monastère des Hiéronymites, fermé le lundi, ahah. Pas grave, on en profite pour aller à la fameuse pâtisserie qui vend les non moins fameux pasteis de Nata (en vrai, on en a déjà mangé avant hein !). Les portugais ont un problème avec la pâtisserie, c’est qu’ils ne connaissent pas le beurre. Et nous, on aime le beurre. Alors qu’eux, ils aiment la margarine. Que nous n’aimons pas. Mais les pasteis ne sont pas mauvais, loin de là !

Jour 9 : Jour de canicule, 32° comme ça d’un coup, ça fait un choc. Donc on décide de manière parfaitement logique d’aller se promener à pied. Direction la place de l’église de Graça pour admirer le point de vue sur la ville. Mise en jambe, il faut monter, monter, monter ! Puis le château Saint Georges, allons y gaiment, il faut monter, monter, monter mais arrivés là haut, la récompense y est ! Tout le long de la visite, on a entendu des « LEOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON LEOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ». Petite pause au pied du château, et voilà un paon et sa paonne qui disputent un bout de pain aux pigeons.. Puis encore un autre.. Et un autre.. Au final, pas moins de 5 paons et de 2 paonnes. Nous apprendrons plusieurs choses au sujet des paons : 1/ La femelle a le cou bleu comme le mâle, 2/ la femelle fait la roue en mode défensif, peu convaincant ceci dit, 3/ Les paons savent voleter et grimper aux arbres, impressionnant et inattendu ! 4/ les mâles ne font pas la roue en permanence (non, ça on le savait). En quête de fraicheur, nous partons pour le monastère des Hiéronymites. Tour de la ville en bus pour y arriver.

Jour 10 : On part en exploration dans le Setúbal, vers Alcácer do Sal au bord du Sado, Carrasqueira un petit village de pêcheurs (vraiment à voir !) et Troia, tout au bout, un village vacances ? (vraiment pas à voir !) Sur la route, des paysages désertiques peuplés de pins et de cigognes ! Des cigognes partout ! Elles nichent sur les pilonnes, en haut des églises, sur les poteaux électriques ! Partout ! Dans leur nid, elles cachent leur petit qu’on entraperçoit parfois. Tout duveteux, ils ne sont pas près de voler ! Ce tour dans la pampa a vraiment été reposant. Ça confirme une fois de plus que les villes sont à éviter ! En rentrant, on va de l’autre côté de Lisbonne, direction Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen ! Falaises abruptes, vent et océan.

Jour 11 : Direction Evora (et là, tout le monde a « Evora, Evora, tu ne m’aimes plus ou quoi ? Evora, Evora, après tant d’années..  » de Stromae, presque rien à voir, un nom, une origine..) Bref, Evora, UNESCO toussa. C’est blanc, c’est joli, on se balade, on va voir la chapelle des os. En rentrant sur Lisbonne, on passe au sanctuaire du Christ Roi qui surplombe Almada et Lisbonne. 110m de haut posé sur une falaise de 133m de haut. Il est inspiré du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro.

Jour 12 : Séjour à l’aéroport où on me confisquera ma boite de sardines souvenir :'(

Porto

Coïmbra

Lisbonne

Street Art

Conclusion : J’crois pas que je retournerai au Portugal moi !

Galerie cimetière de Lisbonne
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